Comment est né SOS Bouclage?
Christophe Vattier : La société est née en 2008 de la rencontre de deux univers. Celui de la presse, avec Vincent qui a quinze ans d'expérience au sein de nombreuses rédactions de quotidiens et de magazines et celui de l'entreprise – le mien –, puisque j'ai été, entre autres, consultant chez McKinsey et que j'ai travaillé sept ans à la Caisse des Dépôts où je dirigeais une filiale. Nos deux profils professionnels se complètent parfaitement : Vincent connaît par cœur les organisations de travail, les problématiques de flux et de production de la presse tandis que moi, je suis habitué aux mécanismes et aux rythmes propres des grandes entreprises.
Quel rôle veut jouer SOS Bouclage?
Vincent Ejarque : Comme son nom l'indique, SOS Bouclage met à disposition de toutes les entreprises qui produisent du print un personnel expérimenté, maîtrisant les différents outils éditoriaux actuellement utilisés et apte à s'intégrer dans les organisations rédactionnelles quelles qu'elles soient.
Christophe Vattier : Nous avons la prétention d'être les urgentistes de la presse écrite et de toutes les structures qui doivent produire du print dans des délais ou des conditions exceptionnels. Nous pouvons accompagner une relance, une nouvelle formule ou décharger une rédaction sous-staffée d'un hors-série ou d'un supplément. On est souple, réactif et pas chers en comparaison des coûts fixes à la charge des groupes de presse.
Christophe Vattier : Nous avons la prétention d'être les urgentistes de la presse écrite et de toutes les structures qui doivent produire du print dans des délais ou des conditions exceptionnels. Nous pouvons accompagner une relance, une nouvelle formule ou décharger une rédaction sous-staffée d'un hors-série ou d'un supplément. On est souple, réactif et pas chers en comparaison des coûts fixes à la charge des groupes de presse.
Vous travaillez exclusivement pour la presse ?
Christophe Vattier : Non, car dès que la société a été créée, on s'est rendu compte qu'elle intéressait autant les entreprises que la presse ; le mode de communication des grands groupes est en train d'évoluer très sensiblement, s'éloignant du paraître pour glisser vers un besoin de contenu à forte qualité. Notre vivier est composé de journalistes qui interviennent uniquement sur leurs sujets de prédilection (économique, scientifique,social, développement durable, etc) et nous permettent de réaliser des magazines internes et externes ainsi que des publi-rédactionnels au contenu éditorial particulièrement riche et, donc, vraiment différenciant.
Mais c'est ce que font déjà d'autres agences éditoriales...
Vincent Ejarque : C'est justement ce qu'elles ne font pas; les agences éditoriales qui dominent le marchés des consumers, par exemple, sont des filiales de grandes agences de publicité. Leur expertise et leur savoir-faire sont ceux de la publicité. SOS Bouclage apporte le savoir-faire de la presse et le réseau qui va avec. Lorsque nous répondons à une demande de création ou de reprise de magazine d'entreprise, comme cela a été le cas récemment avec EDF-UTO, nous commençons toujours par proposer un process d'exécution et de fabrication du magazine avant même de nous attaquer à une éventuelle maquette. C'est cette maîtrise de l'organisation des flux, du processus décisionnaire dans la réalisation du magazine qui fait gagner beaucoup de temps – donc d'argent – au client et qui lui garantit de rester maître de son outil de communication. Tout en se reposant sur des professionnels de la rédaction et de l'éditing à chaque étape du process de réalisation, du brief initial à l'impression.
Christophe Vattier : Ce que nous mettons en avant, c'est que le design et la réalisation d'une maquette ne sont qu'un moyen, pas un but en soi; répondre à un appel d'offres en proposant plusieurs modèles de maquette et en laissant le client choisir celle qu'il préfère, c'est trop facile... Si l'opération de communication ne prend pas, ce sera la faute du client... qui n'a pas fait le bon choix. Nous nous fixons des obligations de résultats, en termes de qualité-copie, d'éditing, d'iconographie, de réalisation et d'impression.
Christophe Vattier : Ce que nous mettons en avant, c'est que le design et la réalisation d'une maquette ne sont qu'un moyen, pas un but en soi; répondre à un appel d'offres en proposant plusieurs modèles de maquette et en laissant le client choisir celle qu'il préfère, c'est trop facile... Si l'opération de communication ne prend pas, ce sera la faute du client... qui n'a pas fait le bon choix. Nous nous fixons des obligations de résultats, en termes de qualité-copie, d'éditing, d'iconographie, de réalisation et d'impression.
Vous vous trouvez donc en concurrence frontale avec les agences éditoriales et les entreprises de communication au sens large...
Christophe Vattier : En concurrence, parfois, et en partenariat souvent puisque nous intervenons pour le compte d'agences spécialisées en conseils en stratégie qui n'ont pas de structure éditoriale propre. Elles trouvent en SOS Bouclage une solution souple, rapide et efficace pour les accompagner sur un dossier, au coup par coup ou sur des partenariats plus étroits.
La presse écrite va mal, SOS Bouclage ne devrait pas s'orienter vers Internet ?
Christophe Vattier : C'est déjà fait! Lorsque nous proposons un développement éditorial à une entreprise, notamment par le biais de la publication d'un supplément rédactionnels dans un grands média national, nous l'accompagnons généralement d'une proposition de communication à destination de l'Internet; soit au travers des réseaux comme Facebook ou Twitter, soit par une présence forte en home page des grands sites d'information. C'est notre capacité à fédérer les meilleurs éléments dans leurs différents domaines de compétences qui nous permet de couvrir les meilleurs circuits de communication.
Vincent Ejarque : Quant à la presse écrite, elle souffre d'une crise conjoncturelle par la baisse de ses rentrées publicitaires et d'une crise structurelle par son incapacité à bâtir un modèle économique qui la rende indépendante de groupes industriels pour lesquels les journaux ne sont qu'une activité parmi d'autres. SOS Bouclage permet déjà à ces groupes de variabiliser leurs coûts fixes et accompagnera toutes les réformes d'organisation qui seront menées.

